LES DÉCHARGES
STATUTAIRES DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRÉ
Monique METRAT
Le présent document se
décompose en trois parties :
A - Le rapport : fiche de synthèse
du rapport et extraits du rapport
B – Document d'information
sur le service des enseignants et les personnels des administrations depuis
1950
C – Commentaires sur le rapport
et éléments d'information et de comparaison
qui démontrent que les décharges sont légales
et légitimes
A - LE RAPPORT : Les
décharges statutaires des enseignants du second degré
I - FICHE DE SYNTHESE DU RAPPORT
1 – Cadre de l'audit ou objet de l'audit
2 – Dysfonctionnements constatés ou diagnostic
4 – Impacts attendus et échéance
II -ELEMENTS EXTRAITS DU RAPPORT
B - DOCUMENTS D'INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES AU
RAPPORT (ne figurant pas dans celui-ci)
1 - RAPPORT
de la Cour des comptes – février 1999 – Jacques ROCHẾ dit Rapport
Roché
2 - CALCUL DU TEMPS DE TRAVAIL DE L'ENSEIGNANT
2. Au fil des ans la situation évolua pour tous sauf pour les
professeurs certifiés et agrégés.
I – NOMBRE DE POSTES CONCERNES EN
ECONOMIE ET GESTION
II – ABSENCE D'AUDITION DE
RESPONSABLES DE L'ENSEIGNEMENT ECONOMIE ET GESTION
2. Les heures de
décharges et les pondérations dans les classes STS sont légales et légitimes
Le Rapport du Ministère des Finances
et du Ministère de l'Education nationale
sur les décharges statutaires des enseignants du second degré a été
publié le 13 avril 2006 (suite à l'audit mis en place en janvier 2006)
Rapport
consultable sur http://www.minefi.gouv.fr/performance/audit/audits_02.htm
(repérer le rapport dans la liste , 107 pages mais seulement
30 pages de texte et 75 pages d'annexes).
Ce rapport d'audits de modernisation initié par le Ministère
des Finances et le Ministère de
l'Education nationale nous concerne directement.
Parmi les 17 500 professeurs d'économie et gestion
un grand nombre bénéficie d'heures de première chaire en Première et Terminale
ou de pondérations pour ceux qui enseignent en STS, parce que nos enseignements
sont essentiellement à ces niveaux.
Différents rapports, du Sénat et de la Cour des comptes ont
déjà critiqué le dispositif des décharges qui est principalement réglementé par
les décrets de 1950
Les décharges de service au sens large représentent environ
28 000 emplois temps plein en 2005 (hors décharges syndicales.
L'évolution du système des décharges depuis 1950 a répondu
aux changements du monde éducatif, néanmoins sa pertinence n'est pas absolue.
Les décrets de 1950 ne sont plus adaptés à la réalité
actuelle du travail des enseignants.
La base juridique de nombreux motifs de décharge est
fragile.
Le contrôle de leur emploi est insuffisant.
La pertinence de toutes réductions de service n'est pas
avérée. A contrario, d'autres décharges paraissent pleinement justifiées et
devraient être "légalisées".
Recentrer les décharges sur les besoins de l'éducation
nationale en tenant compte des évolutions du métier d'enseignant :
coordination, soutien aux élèves, TICE, association sportive, formation des
enseignants, reconversion, missions académiques transversales.
Donner un fondement juridique à toutes décharges de service
:
- régulariser la situation des
enseignants totalement déchargés de service ;
- définir dans un nouveau texte les
situations permettant d'ouvrir droit à une décharge de service aux enseignants
du public et du privé sous contrat.
Instaurer une véritable politique de
gestion des heures de décharge :
- contingenter le volume de
certaines décharges,
- déléguer les enveloppes d'heures
de décharge aux académies en fonction de la cohérence des projets des académies
avec les objectifs nationaux,
- au niveau de l'académie, déléguer
des heures de décharge aux établissements en fonction des projets
d'établissements,
- exercer un véritable contrôle de
gestion sur les décharges,
- offrir aux enseignants qui ne
bénéficieraient plus de décharges la possibilité d'effectuer un nombre
équivalent d'heures supplémentaires
Pour la rentrée 2007, donner une utilité réelle à toutes les
décharges de service, conforme aux objectifs du système éducatif.
Responsabiliser les académies et renforcer l'autonomie des
établissements par une politique active de gestion des décharges fondée sur des projets, des objectifs et des indicateurs de
résultat.
Maîtriser le volume des décharges.
Tableau détail des heures de décharge et de pondération
(2004-2005)
|
Décharges de service |
Nombre d'heures Public plus privé |
Nombre d'ETP |
Pourcentage du total de nombre
d'heures de décharge constaté |
|
TOTAL général |
504 000 |
28 000 |
100 % |
|
Education Physique Sport |
107 761 |
5 876 |
18.8 % |
|
|
|
|
|
|
Première chaire |
118 465 |
6 581 |
22.5 % |
|
Pondération STS |
72 947 |
4 053 |
13.8 % |
|
Assistance informatique |
5 343 |
297 |
1.0 % |
|
Maintenance informatique |
5 199 |
289 |
1.0 % |
|
Total partiel |
201 954 |
11 214 |
48.3 % |
1. Les rapports existants
Différents rapports du
Sénat (Mieux gérer, mieux éduquer, mieux réussir – avril 1999) et de la Cour
des Comptes (rapport public particulier
- La gestion du système éducatif – avril 2003) ont déjà évoqué les
décharges de service accordées aux
enseignants. (Rapports disponibles sur les sites du Sénat et de la Cour des
comptes)
Le présent rapport d'audits de
modernisation d'avril 2006 a été
diligenté par l'Inspection générale de l'administration de l'éducation
nationale et l'Inspection générale des Finances.
2. Quelles personnalités ont été auditionnées
Un certain nombre de
cadres administratifs aux différents échelons du Ministère de l'Education ont
été entendus : Inspecteurs d'académies, Inspecteurs généraux d'Histoire
Géographie, de Sciences Physiques,
d'Education Physique et Sportive, Proviseurs de Lycées avec sections
industrielles, classes préparatoires aux grandes écoles.
3. Graphe de la page 15 du rapport

4. Plusieurs catégories de décharge sont dénuées de
justification
a - L'heure de première chaire est
une survivance
Les règles posées en
1950 ne répondent pas ou plus aux nouveaux besoins du système éducatif.
En 1950, le
baccalauréat en deux parties concernait une population restreinte, l'heure de
première chaire était justifiée.
Depuis les années 60,
le baccalauréat est en une partie et étant le développement des sections de
baccalauréat, les difficultés ne se rencontrent plus seulement en premiièe et en terminale mais tout au long de la scolarité.
Pour la mission, ce
legs du passé n'a plus de justification aux deux niveaux de la première et de
la terminale. Les exigences de démocratisation du système éducatif et de
promotion de l'égalité des chances requièrent une autre utilisation des moyens
budgétaires
b -les heures de cabinet et de
laboratoire (et nous présumons l'heure de bureau commercial)
Les missions
auxquelles ces heures se rattachent n'ont plus, dans la pratique, qu'un lien
très ténu avec les motifs pour lesquels elles ont été instaurées ; elle sont
utilisées essentiellement à la coordination disciplinaire.
c - La pondération horaire en
section de techniciens supérieurs joue sur une période d'enseignement
inférieure à 36 semaines.
Le régime de pondération
dont bénéficient les enseignants dans les STS trouve sa justification initiale
dans le travail supplémentaire demandé aux enseignants du fait du public de ces
classes. Cependant, le dispositif ne tient pas compte de la durée réelle de la
période d'enseignement. En effet, l'année scolaire (36 sem.) est amputée en
premier lieu, du fait des examens qui sont organisés tout au long du mois de
mais et, en second lieu, par les stages des étudiants d'une durée moyenne
autour de 8 semaines (4 à 16 sem selon les
spécialités).
D Les heures d'animation de l'association sportive ne recouvrent pas toutes une activité réelle ou suffisante.
5 - Les gains de productivité induits à moyen
terme par la transformation du système des décharges
……le plan de transformation ….ne pourra …entrer en vigueur avant la
rentrée scolaire 2007.
la réduction des décharges pourrait atteindre 40 % par rapport à la situation actuelle.
TABLEAU DES GAINS POTENTIELS
|
Décharges |
Heures |
ETP 18 h |
|
Première chaire |
118 500 |
6 580 |
|
Pondération STS |
73 000 |
4 060 |
|
Association sportive |
14 500 |
800 |
|
Décharges obsolètes |
6 000 |
330 |
|
Autres décharges injustifiées pour partie ou totalement |
2 000 |
110 |
6
- Les textes légaux
TABLEAU DECHARGES DE SERVICE ET de PONDERATION
D'ORIGINE REGLEMENTAIRE en Economie et Gestion
|
MOTIF |
DISPOSITIF |
BASE LEGALE |
|
Professorat de première chaire |
1 h. pour tout professeur qui effectue
6 h dans les classes de baccalauréat et classes préparatoires et BTS |
Art.5 Décret n° 50-581 |
|
Bureau commercial |
1 heure dans les lycées, 2ème heure en STS |
Art. 8-2 Décret n°50-581 Art.3 Circulaire n° 75-193 |
|
Pondération STS |
Une heure effective d'enseignement
vaut une heure et quart. Le service ne peut être inférieur à 13,5 h pour les
agrégés et 15 h pour les non – agrégés |
Décret n° 61-1362 du 6.12.1961 |
|
Classe a effectif pléthorique : |
1 h de 36 à 40 élèves si 8 h de cours,
2 heures pour plus de 40 élèves (effectif au 15.11) |
Art.4 D n°50-581 |
B - DOCUMENTS D'INFORMATIONS
COMPLEMENTAIRES AU RAPPORT (ne figurant pas dans celui-ci)
1 - RAPPORT
de la Cour des comptes – février 1999 – Jacques ROCHẾ dit Rapport
Roché
Le
temps de travail dans les trois fonctions publiques
(état, territoriale, hospitalière)
Ci-après TABLEAU EXTRAIT du rapport Roché
"Temps de travail dans les trois fonctions publiques " – 1999
A ce tableau" temps de travail dans la Fonction publique
d’Etat depuis 30 ans" une dernière colonne a été ajoutée par l'auteur de
l'article pour intégrer les temps de service des enseignants.
EVOLUTION DES TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS ET DES
PERSONNELS TECHNIQUES ET ADMINISTRATIFS DEPUIS 1950
|
Textes |
Personnels administratifs |
Personnels de service |
Temps de service Enseignants |
|
Statut de fonctionnaires 1947 Décret 1950 (enseignants) |
45 h plus 5 h sup Soit 50 h sem |
48 h plus 6 h supplémentaires soit 54 h/sem |
Prof
certifié : 18 h Prof
agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 30 h |
|
(Accords
" de Grenelle " : 27 mai 1968). A partir du 1er juillet 1968 : |
Passage de 45 heures à 44 h |
Passage de 48 heures à 46 h
30 |
Prof certifié :
18 h Prof agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord
salarial du 13 novembre 1971). A partir du 1er juillet 1972 : |
|
|
Prof certifié :
18 h Prof agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord
salarial du 19 janvier 1973). |
42 h 30 |
45 h |
Prof certifié
: 18 h Prof agrégé : 15 h PEGC : 21 h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord salarial du 1er février
1975). Circulaire n° 15 626/SG du 30 septembre 1975. A partir du 1er octobre
1975 : |
41 h 30 |
44 h |
Prof certifié 18 h Prof agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord
salarial du 15 mars 1976). |
41 h |
|
Prof certifié :
18 h Prof agrégé : 15 h PEGC: 21 h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord
salarial du 30 septembre 1981). |
(Retraite à 60 ans) 39 h |
|
Professeur
certifié : 18 h Professeur
agrégé : 15 h PEGC : 21 h Instituteur
: 27 h |
|
* Décision du C.E. du 29 juillet
1983 : la fixation de la durée hebdomadaire du travail des personnels de
l’Etat relève du décret en Conseil d’Etat (exemple 1985) |
|
|
Professeur certifié 18 h Professeur
agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 27 h |
|
(Accord salarial du 13 février 1985). |
|
40
h 30 (Atos
39 h sem 1667h h/année sur 44semaines |
Professeur certifié : 18 h Professeur agrégé : 15 h PEGC : 21
h Instituteur
: 27 h |
|
1990 revalorisation indiciaire et modification de service
pour certaines catégories de professeurs |
|
|
Professeur
certifié : 18 h Professeur agrégé : 15 h Instituteur professeur des écoles : 27 h PEGC : de
18 à 20 h selon les disciplines Prof de LP
: de 21 à 18 h PLP
Enseignement pratique : de 26 h à 23 h
|
|
(Accord salarial du 9 novembre 1993). A partir du 1er septembre 1994: |
|
|
Professeur
certifié : 18 h Professeur
agrégé : 15 h Instituteur
professeur des écoles : 27 h PEGC : de 18 à 20 h |
|
Directive du Conseil de l’Union européenne
n° 93-104/CE du 23 novembre 1993 (max. de 48 h y compris les heures
supplémentaires ; dérogations possibles). Circulaire FP/7 n° 1 858 du 10 mai
1995. |
dito |
dito |
Professeur certifié : 18 h Professeur
agrégé : 15 h Instituteur
professeur des écoles: 27 h PEGC : de 18 à 20 h |
|
Accord salarial du 10 février 1998 |
dito |
dito |
Professeur
certifié : 18 h Professeur
agrégé : 15 h PEGC : de 18 à 20 h Instituteur
professeur des écoles : 27 h |
|
Accord 2000 |
35 h |
35 h (personnel de service Enseignement
supérieur 35 h sem
=1540 h par an.sur 44 semaines) |
Professeur
certifié : 18 h Professeur agrégé : 15 h Instituteur
professeur des écoles : 27 h PEGC : de 18 à 20 h |
|
25/01/02 |
35
h |
35h |
Professeur certifié : 18 h Professeur agrégé : 15 h PEGC : de
18 à 20 h Instituteur professeur des écoles : 26 h semaine plus 1
heure de concertation / sem (Soit 936 h/ an sur 36
semaines) PLP : 18 h PLP
pratique : 18 h. |
2 - CALCUL DU TEMPS DE TRAVAIL DE
L'ENSEIGNANT
Complément au tableau (établi par l'auteur
de l'article selon des éléments connus)
38 semaines
d'enseignement, 54 heures semaines soit 2052 heures/année.
En 1950 le
capitaine travaillait 2070 h. l'employé 2150 h (48 semaines et 45 h/ semaine).
L'indice du
professeur certifié et du capitaine étaient identiques.
La catégorie des professeurs
certifiés était "catégorie pilote" au Ministère des Finances.
L'indice
des professeurs certifiés ne pouvait évoluer car cela entraînait une évolution
de toutes les catégories
de fonctionnaires.
Ce qui peut
expliquer en partie les décharges et pondérations accordées aux enseignants.
Afin de ne
pas toucher aux indices, une décharge horaire était accordée. Pour les
personnels des autres ministères des systèmes de primes divers ont été mis en
place.
Pour
l'employé administratif : 35 h x 43 semaines = 1 505 heures années
52 semaines
dans l'année, 5 semaines de congés payés, 12 jours fériés (décomptés 8 à 9
jours car certains jours tombent un samedi ou un dimanche, approximativement 2
semaines), généralement 10 jours de RTT (2 semaines) soit environ 43 semaines.
ou modèle
enseignement supérieur – agent technique : 44 semaines : 1 540 h.
Pourquoi les heures de
décharge seraient-elles devenues soudain non légitimes ?
Combien de postes ETP (emplois temps
plein) concernent les enseignants d'économie et gestion ? L'étude est générale
et n'est pas précisée par discipline.
Nous pouvons faire une estimation de
1 000 ETP pour la première chaire et 1 000 ETP pour
les STS.
A la rentrée 2007, si les
conclusions du rapport sont appliquées comme prévu: au moins 2 000 postes
d'économie et gestion disparaîtraient ; car, de surcroît, les professeurs se verraient proposer des
heures supplémentaires s'ajoutant au service à temps plein !!
Nous ne souhaitons pas créer une polémique entre disciplines, mais
nous constatons que : aucun Inspecteur d'économie et gestion, aucun proviseur
de lycée avec des sections tertiaires n'ont été auditionnés. Les disciplines
d'économie et la gestion ont été
écartées de l'audition et du débat alors que nous sommes particulièrement
concernés.
Ce qui nous a
été particulièrement dommageable.
Un exemple : Dans l'introduction, on semble
mettre en doute la légitimité les heures d'association sportive comprises dans
le service des professeurs d'EPS ;
Mais dans le graphe de la page 15 du rapport,
la grande majorité de ces heures devient justifiée comme les heures de
laboratoire, les pondérations CPGE, c'est-à-dire légales et légitimes ;
Par contre
les heures de première chaire et les pondérations STS sont déclarées légales
mais non légitimes.
Cependant,
un certain nombre de décharges qui ne sont pas légales deviennent légitimes
(coordination, soutien aux élèves, TICE, missions académiques transversales,
formation des enseignants) et il est souhaité qu'elles deviennent légales.
Alors que les
effectifs n'ont cessé de croître, que les conditions d'enseignement n'ont fait
que de se détériorer depuis cinquante ans, les décharges seraient non
légitimes.
a -
les disciplines enseignées par l'enseignant d'économie et gestion demandent une
mise à jour permanente.
De nombreux enseignants d'économie et gestion sont abonnés aux Notes Bleues,
aux revues économiques et de gestion, pour assurer un enseignement qui suit
l'actualité. Les ouvrages imprimés nécessitent des mises à jour chaque année.
Les évènements politiques et économiques également.
Actuellement,
nous mettons en place la réforme du Baccalauréat STG, les programmes ont été
totalement modifiés, des disciplines nouvelles ont été mises au programme, les
épreuves du baccalauréat STG ont un contenu différent du baccalauréat STT.
Cette
année et pendant les prochaines années, tous les professeurs enseignant dans
ces sections ont et auront une surcharge de travail très notable.
b - les élèves de nos
sections STG ont en général un goût modéré pour l'étude, les problèmes de discipline sont
courants. La charge de l'enseignant pendant l'heure de cours s'est
particulièrement alourdie ces dernières années.
Les
effectifs de nos sections STG dépassent souvent 30 ou 35 élèves. (de nombreuses classes ont été supprimées par
regroupement lors de la transformation
des classes préparant au bac STT en bac STG).
c - Notre mission
est de faire des élèves des bacheliers STG de qualité qui devront suivre avec succès des
études supérieures.
Le moment est
particulièrement mal venu pour nous contester la légitimité des décharges dans
les classes STG.
2.
Les heures de décharges
et les pondérations dans les classes STS sont légales et légitimes
a -Pourquoi les heures de décharges et de pondérations
sont – elles légales et légitimes en classes CPGE et pas dans les classes STS ?
Les STS
sont des classes post-bac.
Les
étudiants des CPGE passent leurs concours à partir d'avril.
Il n'est
pas contesté que les enseignants de CPGE n'assurent plus de cours pendant le
dernier trimestre de Maths Spé et classes de concours
des autres CPGE.
Ils sont
en charge des surveillances, des
corrections et oraux des concours, comme les professeurs de STS.
b -Les horaires de service des enseignants en IUT et
Université
Ces différents
enseignements, classes préparatoires, IUT, Université sont assurés au même
niveau d'enseignement que dans les
sections de BTS- STS.
- Le
service hebdomadaire est de 12 heures pour les professeurs certifiés ou agrégés
qui exercent en IUT, préparant un diplôme de niveau III comme les BTS, avec des
stages comme dans les sections TS (STS)
- Les PRAG
– professeurs certifiés ou agrégés – enseignant à l'Université (généralement
dans les deux premières années de Licence) ont un service de 384 heures
annuelles de Travaux dirigés ou Travaux pratiques, une heure d'enseignement
vaut 1 h30 de TD.
c - Les programmes nécessitent des temps de préparation
et d'actualisation plus importants qu'en classe de baccalauréat.
Par
exemple et pour information : la législation en vigueur au 31 décembre de
l'année N doit être enseignée et est exigée à l'examen de BTS qui se déroule à
l'année N +1.
A la
session 2006 est exigé la mise en application des règlements de comptabilité et
gestion jusqu'au 31 décembre 2005, pour les candidats de BTS Comptabilité
gestion informatique.
Il en est
de même dans toutes les disciplines que les enseignants d'économie et gestion
assurent dans les sections de TS (STS).
Les
programmes sont conséquents et à traiter dans un laps de temps plus court qu'une
année scolaire ou universitaire, car il y a les stages et l'examen se déroule
souvent en mai ( pour des raisons de locaux, car le
baccalauréat a lieu en juin)
d - Les professeurs d'économie et gestion ont en charge
l'organisation et le suivi des stages en entreprise des étudiants en BTS.
Ces stages
peuvent avoir lieu en 1ère et 2ème année ou en 2ème
année selon les sections
La
préparation des stages demande des contacts suivis avec les entreprises en
dehors des heures de cours.
Pendant
cette période de stage, s'ils n'assurent plus les cours face aux étudiants, ils
ont la lourde charge de suivre les étudiants dans les entreprises, de les
conseiller pour la rédaction du rapport de stage, de visiter l'entreprise qui
accueille l'étudiant. Les déplacements, coups de téléphone, ne sont pas
indemnisés. Les étudiants sont rarement regroupés en stage dans la ville où est
situé le lycée.
Le
professeur peut-il se mettre aux abonnés absents si une entreprise l'informe que
l'étudiant ne s'est pas présenté à l'entreprise ou a été particulièrement
désagréable avec un collaborateur de l'entreprise ?
Les heures
rémunérées au professeur d'économie gestion pendant le stage des étudiants
n'est qu'une juste rémunération d'un travail réel et important.
Très
souvent ce sont les professeurs d'économie et gestion qui effectuent les
démarches pour solliciter le versement de la taxe d'apprentissage auprès des
entreprises locales pour le lycée dans lequel ils enseignent.
De tout ce qui
précède,
Les heures de décharge et les
pondérations accordées légalement aux professeurs d'économie et gestion dans
les sections de baccalauréat et les sections de technicien supérieur sont bien
légitimes.
Une nouvelle fois, le Ministère des
Finances souhaite faire des économies sur le dos des professeurs alors que tout
ce qui vient d'être explicité démontre que les professeurs travaillent dans des
conditions plus difficiles et avec des
horaires qui n'ont pas évolué depuis 1950 alors que toutes les catégories de
fonctionnaires et d'employés des entreprises ont vu leur temps de travail
diminuer.
Les personnels des Ministères
envisagent-ils de revenir aux 48 heures de 1950 et deux semaines de congés
payés pour être dans les mêmes conditions
que les professeurs certifiés et agrégés ?
Il serait aussi utile de présenter
un graphe des primes accordées aux
personnels des différents ministères en conservant légalité et légitimité.
Certains ministères se trouveraient certainement dans la situation de recevoir des primes
légales mais non légitimes !
Nous ne défendons pas des avantages
acquis, mais des dispositions légales et légitimes.
Il nous paraît indispensable que le Ministère des Finances et le Ministère
de l'Education nationale reviennent sur les conclusions de ce rapport et ne
mettent pas en application cette suppression de décharges à la rentrée 2007. Ce
sont loin d'être des avantages indus.
Au contraire de nous contester des
décharges, il serait nécessaire de prendre en compte la diminution du temps de
travail ces 60 dernières années. Pour le professeur certifié ou le professeur
agrégé, le compteur est bloqué à 18 heures ou à 15 heures alors que les
conditions d'exercice de leur emploi se sont particulièrement dégradées que de
nouvelles exigences se sont faites jour dans l'exercice de leur profession.
Parlait-on de violence ou de problèmes de discipline dans les collèges et lycées des
années cinquante ou soixante ?? Evoquait-on la nécessité de coordination
pédagogique ? de projet d'établissement ? de plan de réussite de l'élève ? de
TIC ? de bureau virtuel ?
Tâches auxquels l'enseignant est
maintenant confronté avec le même service qu'en 1950.